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Jusqu´où la France tolerera-t-elle le roitelet de Tunis

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Jusqu´où la France tolerera-t-elle le roitelet de Tunis

Message par filsduprophete le Sam 14 Nov - 19:40

Jusqu´où la France tolerera-t-elle le roitelet de Tunis


Alors que des critiques françaises se font entendre contre la dictature du président Ben Ali, le roitelet de Tunis demande réparation pour la colonisation française…
En politique intérieure, comme en politique étrangère, la courte vue est de mise au sein du régime tyrannique de Tunis. Avec ses partenaires étrangers, et plus encore avec ses amis traditionnels, la Tunisie de Ben Ali n’adopte qu’une seule conduite : l’abus de pressions et des réflexes "réactifs" pour se venger de quiconque rappelle à l’ordre un régime sourd, aveugle et voyou.
Ce fut le cas au printemps dernier lorsque Bernard Kouchner commit le crime de lèse-majesté de déplorer dans « Jeune Afrique » les atteintes aux droits de l’homme, la mise au pas de la presse, avant d’appeler à des élections transparentes. On sait la foudre téléguidée par le ministre tunisien des Affaires étrangères, Abdelwaheb Abdallah, ce mazarin mal inspiré, pour attaquer avec les propos les plus lâches et les plus mesquins le patron du Quai d’Orsay.

Même Delanoé y va de sa critique
Rebelotte en milieu de semaine dernière lorsque le maire de Paris, Bertrand Delanoé, s’est dit préoccupé par la campagne d’arrestations de journalistes au lendemain de la parodie électorale du 25 octobre. Très vite, la machine tunisienne s’est mise en branle pour dénigrer le maire, qui est aussi Tunisien. Et pour annoncer en fanfare la démission de cinq maires tunisiens de l’Association internationale des maires francophones qu’il préside. La grosse perte pour l’AIMF ! Comme si cette structure allait pâtir du retrait de cinq larbins zélés ou soumis mais, en tout cas, peu patriotes.
Ce n’est pas à l’orée de l’absurde que se mesure le patriotisme d’un dirigeant ou d’un élu. Ce qui n’est d’ailleurs pas leur cas. Car, en Tunisie, il n’y a ni dirigeants ni élus ; juste une caste mafieuse à laquelle sont soumis des exécutants qu’ils soient notables ou Monsieur-tout-le monde…

Le Quai d’Orsay accouche d’un méchant communiqué
Re-rebelotte le 6 novembre. Le Quai d’Orsay accouche d’un communiqué étayant sa préoccupation quant à la situation politique au lendemain de la mascarade du 25 octobre, le Parti socialiste français fait de même et, aussitôt, les grands moyens sont déployés : cabale dans la presse officielle et officieuse, accusations d’hégémonie et de réflexes néo-colonialistes, ingérence, bref toute la panoplie du discours accusateur et sans vergogne de Ben Ali.
A ceci près que cette fois, on innove puisque par la voix d’un chef de parti fantôche, Mohamed Inoubli (3,80 % des voix lors du hold up électoral du 25 machin) et représentant de l’Union démocratique unioniste (UDU), l’on demande à la France excuses, réparation et dédommagement des victimes de la période coloniale (1881-1956). Rien que ça ! Personne n’est dupe : la main de Ben Ali et de se son cabinet de l’ombre ne font pas l’ombre d’un doute. La diversion et le chantage sont un métier chez Zinochet…

Questions cruciales
Pour les peuples français et tunisiens amis, des questions cruciales se posent comme une évidence : Jusqu’où et jusqu’à quand les caprices d’un tyranneau non représentatif en Tunisie trouveront-ils en France écho et compréhension ?
Un juste rappel de quelques faits au cours de ces dix dernières années laisse en effet perplexe.
1999 : La parution de "Notre ami Ben Ali", ouvrage des deux journalistes Nicolas Beau et Jean-Pierre Tuquoi, jette un froid sur les relations entre les deux pays à la veille du troisième plébiscite de Zinochet. Toute la presse française est de surcroît interdite en Tunisie. Dix jours après le scrutin, quelle ne fut la surprise des dockers marseillais d’avoir à décharger par centaines de kilos les journaux français renvoyés à leurs expéditeurs !
« Bac moins trois » se déchaîne contre la France
Dans la foulée, une campagne anti-française est amorcée (ordre d’arabiser les enseignes commerciales des entreprises et des commerces ; arabisation de l’informatique etc). Antenne 2 est même sur le point d’être stoppée dix ans après son lancement, sous François Mitterrand, en 1989. La francophonie est en danger du fait d’un Président "Bac moins trois" ne maîtrisant des langues que le langage voyou de la rue…
Que fit alors Hubert Vedrine, patron du Quai d’Orsay sous Lionel Jospin, lui qui avouera que Ben Ali « est un flic, et c’est un flic con » ? Il se déplaça à Tunis, signa de nouveaux contrats et accorda un nouveau crédit de 560 millions… Surtout ne pas froisser Zinochet…

Ben Ali cherche l’absolution à ses crimes.
Si les jeux étaient fixés et les codes respectés, le premier à rendre des comptes à son peuple et à ses partenaires européens serait Ben Ali. Il ne peut bénéficier de crédits liant sur des années le pays sans que l’Europe, et en particulier la France, n’aient le moindre droit de regard.
Quand il paye grâce au racket des Tunisiens comme des mercenaires de toutes nationalités pour encenser son régime, tout va bien. Point d’ingérence, de mensonges, de leçons à avoir en matière de démocratie et de respect des droits de l’homme. Mais dès lors qu’une voix — qui plus est une voix amie — manifeste sa différence, qu’un journal franc-tireur éclaire l’opinion sur le drame de la Tunisie ou sur la corruption qui y sévit à grande échelle, les coûteaux tunisiens s’aiguisent et l’on crie au complot contre la souveraineté.

Odieux chantage à la pédophilie
Il en est de même lorsque la justice française essaie de suivre son cours pour juger de délits et crimes commis en France par les proches du couple présidentiel tunisien : Moncef Ben Ali, en 1989, interpellé à Orly dans le cadre d’un trafic international de drogue et Imed et Moez Trabelsi, impliqués en 2006 dans le vol d’un yacht appartenant à un banquier français, Bruno Roger, deux affaires qui ont crispé au plus haut lieu les relations, Tunis exigeant que la justice française accorde un traitemet de faveur à ses protégés criminels.
D’ailleurs, durant cet été, la police tunisienne a eu pour ordre de faire signer de faux procès verbaux à de jeunes Tunisiens de la côte pour tenter d’impliquer un responsable français, ami de la Tunisie, dans des affaires de pédophilie. Procès-verbaux soigneusement gardés à Carthage pour le cas où Imed Trabelsi est jugé en France envers et malgré tout… Cela porte un nom : CHANTAGE !
Ben Ali se comporte avec la France en tyranneau et en France en terrain conquis. Il agresse ses opposants disposant du droit d’asile et de la protection de Genève ; il insulte les hommes et les institutions ; il essaye de corrompre le plus souvent les plus intransigeants ; et gare à celui qui ne se plie pas à la norme. Car chez Ben Ali, chaque homme, chaque journaliste, chaque commission indépendante a un prix. Variant entre un séjour en club de vacances et un salaire de la honte et du mépris allouée par l’ATCE, l’office en charge de la propagande benalienne à l’étranger.
Dans ces conditions, Ben Ali et ses clans mafieux n’ont pas pour priorité de protéger la souveraineté de la Tunisie qui n’est en rien menacée, de refuser l’ingérence étrangère ou de se prémunir contre « les traîtres » comme le véhicule le langage en vogue depuis quelques années. Que nenni ! Ben Ali veut être juste absous de ces crimes, de ses méfaits, du pillage systématique des richesses de la Tunisie par le clan de sa femme et ceux de ses filles.

La fortune personnelle de Ben Ali évaluée à 5 milliards de dollars
Le très sérieux magazine « Forbes » a lui-même évalué la fortune personnelle de Ben Ali à 5 milliards de dollars. Pas mal, et en tout cas beaucoup sur la commission pour l’achat de cravaches pour mater les citoyens.
Ni la coopération sécuritaire, ni la prétendue et chimérique menace islamiste, ni la stabilité politique qui n’a rien à envier à celle prévalant à Santiago du Chili, à Rangoun, en Birmanie, ne justifient tant de mansuétude. Il faudra bien que l’on nous explique un jour ou l’autre la démarche logique de la France. Les peuples veulent savoir. Les peuples veulent comprendre…
Slim BAGGA

(Source : le blog « CHAKCHOUKA TUNISIENNE, UN BLOG PARFUMÉ AU JASMIN » hébergé par « Bakchich » (Hebdomadaire satirique – France), le 13 novembre 2009)
Lien: http://www.bakchich.info/Jusqu-ou-la-France-tolerera-t-elle,09274.html

filsduprophete

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Date d'inscription : 14/11/2009

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